Jeudi 14 février 2008

Ce matin, j'ai repris le travail. (Adieu congés. Lol)

Je retrouvais mon petit caisson d'amour. Il m'a manqué pendant deux semaines. (Ca tombe bien. J'ai retrouvé mon petit coeur de caisson pour la Saint-Valentin !)

Qui dit vacances, dit nouvelles consignes à votre retour. Ainsi, j'apprenais que le code 848 pour la salade avait disparu, et que désormais, il faut taper le code 950. (J'aimais bien mon 848 ! snif).

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De plus, notre supermarché va lancer un grand jeu pour nous caissiers. Vous allez voir comment parfois, certains jeux, peuvent tourner au ridicule. A ce que l'on raconte, dés fin février, nous caissiers ne devrions pas avoir plus de trois clients à notre propre file de caisse. Si jamais un client constate qu'il y a plus de trois clients, il pourra demander en contre partie 250 points pour sa carte fidélité. (Inutile de vous dire que cela fera le bonheur de certains clients.) 
Je trouve que ça tourne au ridicule ! A l'heure du midi : "il y a foule !" Le dimanche : "je ne vous en parle même pas !!" Je ne sais pas comment ils vont gérer cela. Là, il y a vraiment un problème !

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Ce que je conçois :
 
Je vais devoir travailler deux fois plus vite. (Vous imaginez que déjà, beaucoup de clients me demandent d'aller moins vite !)
 
Qui dit aller plus vite, dit augmentation de faire des erreurs. ( bien oui ! je ne suis pas Caisseminator.)

Les clients auront deux fois moins de temps pour ranger leurs courses. (Forcément, il va y avoir probléme. Va bien falloir récupérer du temps quelque part.)


J'ai été scandalisé par cette nouvelle. Moi qui pensais que l'esclavage était aboli. A celui qui a inventé ce projet ridicule. Au lieu de faire de la promo pour notre magasin, en créant des animations pourries (excusez-moi car c'est le terme !); je serais ravi de lui apprendre les joies de la caisse.

En tout cas, je vous tiendrai au courant trés vite de cette histoire.

Teddy

PS: inutile de vous dire que je suis énervé !!! 

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Ce soir, que regarder ? l'émission "A Vous de Juger", présentée par Arlette Chabot. 

"Nous souhaiterions donner la parole à une ou plusieurs personnes qui travaillent dans la grande distribution sur : 
les conditions de travail et les salaires dans la grande distribution."
 
"Demain soir, en effet, nous recevons Monsieur Xavier Bertrand, ministre du Travail. Nous allons donner la possibilité aux téléspectateurs d'intervenir en direct sur notre plateau par téléphone."



Si vous ne savez pas quoi regarder... Lol.

Je vous ferais un débreefing de l'émission trés rapidement



par TEDDY, le Super caissier
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Mercredi 13 février 2008

Qui dit Héros, dit forcément Héroïne ! Et oui chers lecteurs ! En plus d’avoir Super Caissier, il existe Ultra Caissière. Elle ne travaille pourtant pas dans la même société que moi, mais pourtant, elle a des anecdotes à gogo. Interview d’une caissière pas comme les autres :

SC : Depuis combien de temps travaillez-vous dans le domaine de la distribution ?

UC : 7 ans.

SC : Pour vous, quels sont les mots qui définiraient une bonne caissière ?

UC : Aimable, à l’écoute du client, disponible pour celui-ci, souriante, motivée…

SC : Selon vous, quel est le mot que vous dites le plus dans une journée ?

UC : Le mot ! Vous voulez dire les mots. C’est très simple : bonjour, bonsoir, s’il vous plait, merci, au revoir, bonne journée, bon week-end, bonne après-midi… je pense ne rien avoir oublié. Ah si ! Il y a aussi : « Vous avez la carte de fidélité ? ».

SC : Dans un avenir proche, il pourrait y avoir des billets de 1€ qui circuleraient sur le marché. Que pensez-vous de ces billets dans nos caissons ?

UC : Je suis mitigée sur la question. Il faut savoir que nous caissières, nous manipulons énormément la monnaie. Lorsqu’on se lave les mains, je peux vous dire que c’est vraiment "dégueulasse", et le terme est juste. Pour une question d’hygiène, je pense que l’intrusion des billets de 1€ dans nos caissons pourrait être une idée. Seulement, aprés réflexion, les clients nous paient souvent avec des pièces de 1€. Parfois, je peux vous assurer que mon caisson est à deux doigts d’une crise volcanique. Je doute que les billets de 1€ soient appropriés à nos caissons.

SC : Que pensez-vous des caisses sans caissier ?

UC : Les caisses sans caissier, j’en ris. Je trouve ça vraiment ridicule. Aucun rapport avec la clientèle. Nous ne pouvons pas savoir ce qu’ils pensent, leurs idées, leurs propositions, leurs suggestions…

SC : Avez-vous une petite anecdote à me raconter, en direct de votre caisse ?

UC : J’en ai des tas ! Qu’est-ce que je peux bien vous raconter ? Je sais ! « Des jeunes étaient venus à ma caisse. Ils avaient acheté une boîte de préservatifs. Gênés, ils ont dissimulé la boîte en dessous d’un paquet de bonbons. Lorsque je pris le sachet de bonbons, je découvris la boîte aux mille plaisirs. Je pouvais voir sa petite amie devenir rouge de honte. D’ailleurs, lui aussi ! Le plus rapidement possible, je scannai la boîte. Il est inutile de préciser que le jeune homme n’a même pas attendu que la boîte glissait en fond de caisse pour la récupérer et la mettre dans la poche de son blouson. Quant à la fille, elle se contenta de dérougir et de prendre les bonbons. Cependant, je ne comprends pas ses jeunes. Il y a aucune honte à avoir. Bien aux contraire. Je préfère voir des gens qui se protégent plutôt que de voir qu’ils sont atteints d’une MST, ou pire du SIDA. En tout cas, félicitations à ce jeune couple. Et comme on le dit souvent: « Sortez couverts ! »

SC : Vous pensez qu’ils ont appliqué le Kama Sutra ? Lol.

UC : Je ne sais pas. Je pourrai très bien leur demander la prochaine fois ! Lol. Mais je doute qu’ils me répondent.

SC : Désolé, c’était une blague de ma part. Passons à un autre sujet. Que pensez-vous de Super Caissier ?

UC : Ultra sensible, gentil, aimable, amusant, Super Caissier a de l’humour. Il a ce petit côté fêtard.

SC : Aimeriez-vous qu’il travaille dans le même supermarché que vous ?

UC : Bien oui ! On rigolerait bien. Je pense surtout qu’on se ferait tirer les oreilles !

SC : Avez-vous une anecdote à me raconter sur la rencontre d’un client dans un endroit quelconque ?

UC : Lors d’une après-midi de libre, je décidai d’aller faire mes courses. Seulement, je voulais les faire en dehors de mon magasin. C’est ainsi que je me rendis chez un concurrent. Pensant que j’allais être tranquille, je croisai un client :

« Que faites-vous ici ? Me demanda t-il » Question Idiote. A votre avis, pourquoi je suis dans un magasin ? Lol. Je lui répondis : « Je fais mes courses.

- Bien, vous ne les faites pas dans votre supermarché ?

- Non. Pas tout le temps. Désolée. Je fais comme tout le monde vous savez. Je profite des promotions, et des bons rapports qualité-prix ! »

SC : Est-ce que vous vous êtes déjà fait draguer en caisse ?

UC : C’est drôle que tu me poses cette question. Pas plus tard que la semaine passée, je me tenais à l’accueil. Un client passa devant moi. D’ailleurs, lorsque je suis en caisse, il passe toujours à la mienne. Manque de chance, cette fois-ci, je me trouvais à l’accueil. Soudain le téléphone sonna. Je décrochai. Voici ce que j’entendis à l’autre bout du fil :

« Oui Bonjour M. , c’est le garçon avec le blouson en cuir marron qui vient de passer devant toi. Tu m’as regardé. D’habitude je passe à ta caisse. Tu vois c’est qui ? »

Prise d’un fou rire, j’essayai de me contrôler.

« Oui.

- Voilà. Je suis gêné de te demander ceci, mais j’aimerais savoir s’il y aurait possibilité d’aller boire un verre ensemble ?

- Non. Je suis désolée.

- Pourquoi ?

- A vrai dire mon petit ami n’approuverait pas votre demande. Je suis dans la contrainte de vous dire Non. Je m’excuse ! »

Dix minutes plus tard, le téléphone sonna de nouveau. Je stressais à l’idée de décrocher.

« Supermarché « *bip* » bonjour, M. à votre service.

- Oui c’est encore moi. Je peux quand même te donner mon numéro de téléphone ?

- Non. Je suis désolée, Monsieur. Je ne suis pas libre. Mais merci quand même. »

Gêné, il raccrocha. J’étais un peu triste d’avoir brisé son petit cœur. Mais si à chaque proposition, je devais dire oui ! Je n’aime pas jouer avec les sentiments des gens. 


Merci à toi pour cet interview Ultra Caissière

 

Teddy, le Super Caissier

par TEDDY, le Super caissier
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Mercredi 13 février 2008

Vous allez me dire que c’est étrange. C’est pourtant la vérité ! J’habite dans une métropole. (Une mini de chez mini. Lol.) Lorsque je sors en ville, à la plage, ou même dans un simple centre commercial, je tombe toujours sur un ou une cliente. Voici quelques anecdotes :

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Buffy, une copine, avait besoin d’une tenue de soirée. (Ca tombe bien, en passant, j’aurai besoin de quelques trucs !) Après avoir fait le tour de tous les magasins, nous terminons par « Pimkie ». Là, elle trouva son bonheur. (Rien de tel que de voir une fille qui s’est trouvée au moins un truc lors d’une après-midi shopping. Lorsqu’elles ne trouvent rien, généralement, elles vous diront qu’elles passeront une mauvaise journée. C’est un expert qui vous le dit !)

J’attendais devant la cabine d’essayage. Je tenais le rideau, comme me l’avait ordonné Buffy. (Je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi à chaque fois que je sors en ville avec une amie, je dois toujours tenir ce maudit rideau, lors de l’essayage des vêtements. Ca doit être un truc de filles !)

Bref, je tenais ce rideau. Soudain, une cliente entra dans le magasin. Je la reconnus de suite avec son sac. Je savais que c’était « Une Bonne cliente ».

Je me suis dit : « Merde! Est-ce que je dois lui dire bonjour ou pas ? Imagine-toi si tu te prends un vent devant tout le monde. Ca le fait trop pas. Bon, je vais attendre qu’elle passe à côté de moi ! »

Alors que Buffy essayait sa 5ème tenue (10 autres seulement m’attendaient), la cliente se dirigea vers l’une des cabines. Elle me fit un sourire.

« Bonjour Madame.

- Bonjour! » me répondit-elle.

Puis, de la cabine, je pouvais entendre Buffy dire : « C’est qui ? »

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Autre histoire :

Sur la plage, je me baladais avec un pote (que je considère comme mon petit frère !) Il faisait beau. Le soleil était au zénith ( Très rare le soleil dans le Nord. ;-) ) Glace à la main, je faisais une digue. (« Faire une digue » c’est lorsque vous vous baladez sur la plage). Je peux vous dire que mes deux mains ne suffisaient pas pour compter le nombre de clients que j’ai croisés (ni les doigts de pieds d’ailleurs).

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Mini story :

Un client passe à côté de vous ! Avec votre plus grand sourire vous lui dites :
« Bonjour ». Cependant, celui ci vous ignore complètement !

Un client passe à côté de vous ! Seulement, il vous regarde de haut en bas. Et oui, je ne vais tout de même pas porter mon polo de travail lorsque je me promène en ville !

Vous croisez un client en sortant de chez vous.
« Vous allez travailler ? 
- Non. Je suis en repos. Par contre, je travaille demain. »
Comme si le caissier n’avait pas de vie en dehors de son travail.

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Autre aventure : L’emploi du terme CLIENT utilisé dans la rue

Vous avez compris. A chaque sortie, je croise un client !

« Tiens, encore un client. Décidément ! »

Mes amis savent ce qui se cache derrière le mot client. Mais imaginez-vous ce scénario. Une personne banale passe à vos côtés. Elle entend :

« Tiens, encore un client. Décidément ! »

Seulement, la personne pourrait penser :

« Tiens un gigolo ! »

Ca m’étonne que je ne me suis pas encore fait arrêter ! MDR.

 

 

par TEDDY, le Super caissier
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Mardi 12 février 2008
Pour nous caissiers, lorsqu’il n'y a personne en caisse, nous allons aider nos collègues en rayon.
 
Un après-midi, alors qu’il y avait peu de monde en magasin, ma Boss me demanda d’aller aider mes confrères en rayon.
Quelques secondes plus tard, je me trouvais devant une palette liquide. (Vous savez, c’est cette palette qui est aussi grande que la Tour Eiffel). Profitant que j’étais là, le manager monta dans son bureau pour faire des papiers. (Il aurait pu au moins me laisser un cutter. Lol.) 
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Une minute plus tard :  « j’ai enfin un cutter ! » Je peux donc commencer mon activité ! J’enlevai le film plastique qui protégeait les bouteilles. Prenant le rythme, de plus en plus vite, je mettais ces bouteilles en rayon. (C’est très difficile, surtout quand vos collègues de caisse vous appellent pour un prix toutes les deux minutes. Je suis certain que je leur manque quand je ne suis plus derrière ma caisse. Lol). A moi tout seul, je faisais une séance de fitness. Je m’abaisse, je me lève, je place, je m’abaisse, je me lève, je place, je m’abaisse… J’ai au moins perdu 5 kg. Mdr
 
J’arrivais en fin de palette. (Le manager sera fier de moi.) Je pris un pack de 6 bouteilles de limonade. « Crack », le cutter arracha le plastique. Je commençai à les mettre en rayon, puis je me retournai pour continuer la suite.
« Boom ! » la bouteille explosa en rayon, éclaboussant tout sur son passage !
Les victimes :
- le rayon liquide,
- le rayon papeterie qui se trouve juste en face,
- mes fesses (tiens, mon jean’s est mouillé ! C’est pas vrai !),  
- la cliente qui passait avec son caddie. 
Je pensai :
« Mon Dieu. Elle va me tuer ! »
Je la voyais déjà me donner sa note de pressing. Pire, je me voyais blâmé dans le bureau de la directrice : « Vous êtes malade où quoi ? Elle va revenir avec son avocat !… » 
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Je regardai la cliente, vêtue de blanc, qui se tenait devant moi. Pris de panique, mon seul réflexe était de m’excuser. La cliente se mit à rire.
« Ne vous inquiétez pas. Ce sont des choses qui arrivent ! »
Je crois que j’ai mal entendu.
« Je suis désolé, vraiment. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé !
- Mais rassurez-vous ! Ce n’est rien !! C’est juste de la limonade. En plus je n’ai presque rien. C ne se voit pas. Je me changerai en rentrant. »
Soudain, on m’appela en caisse.
« Teddy est demandé à sa caisse, Teddy, merci. »
Sauvé par le gong !
Une dernière fois, je m’excusai auprès de cette cliente. Je lui dis que si elle avait besoin de quoi que se soit, je serais là.
Je me dirigeai vers la caisse très embarrassé. J’avais le pantalon trempé. (Pour vous dire, mon jean’s est devenu brut de limonade, alors qu’il était clair.) J’expliquai à ma Chef Caisse le problème. Avant de reprendre ma caisse, elle prenait ma caisse, le temps de nettoyer les dégâts. Une fois fini, je soufflai pour décompresser. De là, je m’installai sur la chaise. Je peux vous dire que c’est très désagréable de bosser avec un jean’s mouillé et collant.
 
Merci à cette cliente d’avoir été si gentille avec moi !
 
 
 
par TEDDY, le Super caissier
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Lundi 11 février 2008
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Un jour, une cliente passa à ma caisse. Je ne l’avais jamais vue auparavant. Elle avait pris : une bouteille de coca, du persil, et le magazine « Vie pratique».

Je scannai ses produits et lui annonçai le montant.

« C’est cher. Vous êtes sûr que vous n’avez pas fait d’erreur. »

Généralement je réplique par :

« Non, Madame. Mais maintenant vous aurez le ticket de caisse pour vérifier. »

C’est agaçant d’avoir des clients comme ça. Elle me dit que j’ai fait des erreurs, que c’est cher. Pourtant, c’est bien elle qui a choisi ses courses.

Une fois payé, elle quitta le magasin.

Plusieurs minutes après, elle revenait à l’attaque.

« Excusez-moi, je n’ai pas oublié mon magazine ici ?

- Ah non, Madame. Je suis désolé. Je n’ai rien vu traîner en caisse lors de votre départ.

- Je ne trouve plus mon « Vie pratique ». Pour le prix qu’il m’a coûté, vous ne pouvez pas m’en donner un autre ?

- Non. Je ne peux pas, Madame. Je suis désolé.

- Comment je fais moi alors ? Vous m’en donnez un autre de suite ! »

J’appelai ma Chef Caisse. La pauvre, comme si elle n’avait pas assez de travail ! En même temps, je n’avais pas le choix :

« Madame me dit qu’elle a oublié son magazine alors que je l’ai vue le ranger dans son sac » chuchotais-je.

Et oui, elle avait rangé son magazine dans son sac de courses. Après, ce qu’elle en a fait, je ne sais pas. Mais je sais que je l’ai vu !

« Vous ne pouvez pas m’en donner d’autre ?

- Non, Madame, rétorquait ma Chef.

- Attendez, je n’ai pas payé ce magazine pour rien !

- Vous avez bien regardé, des fois qu’il serait tombé sur le parking ? Il se trouve peut-être dans votre voitur e? »

La cliente quitta le magasin, furieuse, avant de nous avoir dit :

« Je ne suis pas prête à revenir dans ce magasin. C’est moi qui vous le dis ».

Et oui. Même si ça arrive très rarement, ça arrive. Le monde n’est pas parfait, et il existe des clients sans scrupules et souvent prêts à tout.



par TEDDY, le Super caissier
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Lundi 11 février 2008

Il n’y a pas que les caissiers qui vivent des aventures dignes de faire pâlir Indiana Jones. La carte de fidélité vit aussi ses aventures. Combien de fois ai-je vu les porte-feuilles des clients déborder par leurs cartes ? Quels sont les magasins qui ne disposent pas de ces cartes ? (Je pense qu’il n’y a que les hard-discounteurs, et encore !)

Des histoires, il m’en est arrivé des tas : 

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Anecdote 1: La cliente qui vous prend pour un chien.

« Vous avez la carte de fidélité s’il vous plait ? »

La cliente ne me répond pas. Elle recherche désespérément sa carte au fond de son sac. (Il y a 5 minutes, elle l’a cherchée dans son porte- monnaie. Lol). Une fois dénichée, elle vous la jette sur votre caisse. Dans des moments comme ça, je ne me considère plus comme un caissier, mais comme un chien. C’est genre :

« Tu la veux ta carte ? Bien tiens ! »

Et hop, la carte est jetée. Combien de fois ai-je voulu faire la même chose ? Combien de fois, une fois la carte passée, je n’y ai pas songé ? Je suis certain que tout caissier a imaginé ce scénario ! Seulement, si vous avez la fâcheuse idée de rendre la pareille, le Dieu des clients n’est jamais trop loin ! 

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Anecdote 2 : La cliente qui ne retrouve pas sa carte

La foule commence à se faire sentir en caisse. Votre cliente cherche partout auprès de sa carte.

« Attendez, il faut que je la retrouve. »

Plusieurs secondes passent et se transforment en minutes.

« Je suis persuadée de l’avoir rangée ici la dernière fois. »

Les clients qui la suivent commencent à rouspéter : « C’est pas possible ça. »

Quant à moi, je perds patience. En effet, toute la mauvaise pression que dégagent les clients déteint sur moi. C’est comme si je récupérais leur stress.

« Je suis désolée de vous faire perdre votre temps. Vous ne pouvez pas rajouter mes points la prochaine fois ?

- Non, Madame. Si vous n’avez pas la carte, je ne peux pas rajouter vos points la prochaine fois. Répondis-je un peu agacé.»

La cliente, inquiète de perdre ses points, se moque des discours des clients. Elle replonge dans son sac. C’est comme si elle disait aux clients « parle à ma main » à travers son regard. Elle est très forte. (Plus forte encore que la petite sœur de Fatal Bazooka !) Pour cette histoire, plusieurs fins sont disponibles. A vous de choisir la meilleure (A vos coms) :

1. Elle retrouve sa carte et tout finit par s’arranger.

2. Vous lui demandez si elle n’a pas d’ancien ticket de caisse, dés fois que le numéro de caisse serait dessus. Si elle répond négativement à votre demande, vous encaissez ses achats. Dans tous les cas, vous lui laissez dix secondes supplémentaires, pas plus. Les clients attendent, et elle avait tout le temps de rechercher sa carte auparavant. (C’est qu’il est méchant le caissier).

3. Elle ne la retrouve pas et vous dit finalement : « Ce n’est pas grave. Ce sera pour une prochaine fois ! »

Vous remerciez la Déesse de la caisse, la Vénus de Milo, d’avoir entendu vos prières.

4. Vous êtes entre deux clients qui se disputent. Attention les oreilles ! Vous encaissez le plus rapidement possible pour mettre terme à la dispute. 

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Anecdote 3: Perdue de vue !

Parfois, il m’est arrivé que des clients m’accusent de voleur. En effet, j’aurais volé leur carte ! Pour faire quoi ? Je me le demande :

Souvent, une fois la carte passée, je la pose sur le côté. Le client la range généralement dans ses courses sans y faire attention.

« Vous n’avez pas rendu ma carte. Où est-elle ?

- Je l'ai posée ici, monsieur. Je n’ai pas votre carte.

- Comment ça ? Puisque je vous dis que je ne l’ai pas eue à rendre ! » 

Je regarde autour de ma caisse. Dans le tiroir de rangement. Dans le sac à antivol. Je regarde à même le sol… Pas de carte en vue !

« Je suis désolé, monsieur. Je ne l’ai pas. Regardez dans vos sacs de courses, des fois qu’elle y serait.

- Non. Je vous dis que c’est vous qui l’avez. »

Puisque ce monsieur ne prenait pas la peine de regarder, j’appelai ma Chef Caisse. Les clients de derrière devenaient rouges de colère.

« Oui, Teddy, qu’est-ce qu’il se passe ? » me demanda ma Chef.

Je n’ai même pas eu le temps de m’expliquer que le client le fit à ma place.

« C’est votre caissier qui n’est pas capable de faire son travail !

- Écoutez, monsieur, prenez la peine de regarder dans vos sacs avant de me juger. »

Qu’on me traite de voleur ça passe, mais de là à dire que je ne fais pas mon travail, c’est la goutte d’eau qui déborde du vase. Voyant que je perdais mon sang froid, ma Chef Caisse s’occupa du problème. Pendant ce temps-là, je passai les articles du nouveau client.

« On va regarder dans vos courses si vous le voulez bien. On va la retrouver ! » Dit-elle avec sourire. « Elle ne doit pas être loin. »

Résultat, la carte était collée sur le film plastique d’une barquette de viande. Le client se fit tout petit. Il s’excusa avec un sourire embarrassant avant de quitter le magasin. 

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Oh bien sûr, il y en a d’autres des anecdotes :

Les clients qui ont plusieurs cartes de fidélité de la même enseigne («  ne sais plus c’est laquelle. Et puis tant pis. Je vous donne celle-çi! »)

Les clients qui donnent la même carte (Vous vous êtes trompé de magasin. - Oh je suis désolé.)

Les clients qui font un footing jusque leur voiture : (J’ai oublié ma carte de fidélité dans la voiture. Je peux aller la chercher ?)

De quoi faire une future chronique sur les mésaventures d’une carte de fidélité !

A vos commentaires.

par TEDDY, le Super caissier
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