Mardi 22 janvier 2008

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L’Hiver, saison des maladies. Vous en avez beaucoup qui se baladent durant cette période. Entre autres : le rhume, la gastro-entérite, la bronchite, et le pire de tout, la grippe ! C’est ça les joies de l’hiver ! Maintenant, imaginez-vous ce scénario :

 

Vous êtes assis derrière votre caisse. A longueur de journée, des contaminateurs s’exposent face à vous. Ils comportent en eux des méchantes bactéries. Je vous assure. Des fois, j’ai vraiment l’impression d’être dans un remake d’Alien. Je pourrais très bien tourner la suite qui s’intitulerait « Alien versus caissier » ! Bon, je vais peut être loin dans le scénario. C’est pas comme ça que j’aurai un Oscar.

En étant plus sérieux. Tous les jours, des clients passent à ma caisse.  Il faut savoir que quand ils toussent, souvent, ils ne mettent pas leur main devant leur bouche. Pourtant, ça ne leur coûte rien ! Remarquez, j’ai bien une cliente qui a failli me vomir dessus. Vous allez sûrement me dire que je ne suis pas à quelques postillons près.

 

Autre événement. 9h02. Un client passe à votre caisse. Vous passez ses articles. Seulement, ce client que vous avez reçu, vous l’avez vu uriner à 9h moins 10 sur le parking du magasin. Pas propre du tout. Surtout que quand il vous a donné l’argent, il y a 99,99% de chance qu’il ne se soit pas lavé les mains. 

par TEDDY, le Super caissier
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Dimanche 20 janvier 2008

 

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Pas plus tard qu'hier, je passai, comme à mes habitudes, les courses d’une cliente. Je regardai mon écran noir, avec les prix qui défilaient. « Bip, bip, bip… » me faisait la caisse à chaque passage d’articles. Ma caisse à elle toute seule pourrait sortir un tube de tecktonick. Vous imaginez ! D’ailleurs je devrais peut-être me recycler avec mes copines de caisse et former un groupe !

Soudain, je passai les huîtres. Seulement, il y avait un léger problème. Enfin léger est bien petit mot pour moi. La poissonnière avait fait une erreur de prix. Une grosse erreur d’ailleurs. 174€74 la barquette. Là, il y avait un gros problème. La cliente me demanda ce qui se passait.

« Et bien Madame, je crois qu’il y a une erreur de prix. »

Je lui montrai le prix sur l’étiquette.

« Effectivement, il y a un problème. »

Nous commencions à rigoler tous les deux. J’appelai la responsable du rayon poisson. Elle vint à ma caisse et me vit rire au larme avec la cliente.

« Qu’es ce qui se passe ?

- Je pense qu’il y a une erreur dans le prix.

- Hou la. Je suis désoléé. Je vais rectifier cela de suite. »

Pendant que la poissonnière allait peser à nouveau les huîtres, je continuai à rire avec ma cliente. Mes collègues autour de moi voulaient connaître la raison de ce petit délire entre la cliente et moi. Les jaloux. Lol.

« A ce prix, j’espère qu’elle vous a laissé les perles à l’intérieur des huîtres pour pouvoir vous faire un magnifique collier.

- J’espère bien, me répondit-elle »

Les huîtres valaient en fait 10,80€. Grande différence, vous ne trouvez pas ?

J’avais eu la chance de tomber sur une bonne cliente. Tout le monde n’aurait pas réagi comme elle l’a fait. Merci à vous qui m’avez permis un ptit fou rire de caisse. Seulement je me pose encore cette question. La poissonnière a t-elle laissé les perles dans les huîtres ?


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par TEDDY, le Super caissier
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Dimanche 20 janvier 2008
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Un matin où je commençais un peu plus tard que mes collègues. Ma chef me donna mon caisson. Le caisson! Vous savez? C’est ce truc que porte chaque caissier avant de prendre sa caisse et qui contient l'argent. Un truc noir, bien lourd. Au passage, je saluai l’une de mes collègues. Avant de lui faire la bise, je lui demandai s’il y avait des promotions à connaître pour la journée. Quand je vous dis que le caissier est le paparazzi de son magasin. Il doit être au courant de tous les potins ! Je ne vous raconte pas les remontrances du client si vous n’aviez pas respecté les consignes de promo, et ce même si vous n’êtes pas au courant ! Lynchage à la boîte de conserve !!! Lol.

« Non. Il n’y a rien. Sauf les kiwis pour 1€, comme hier.

- Ok c’est noté. Je te remercie. Je vais quand même te faire la bise pour te dire bonjour. »

Je lui fis la bise du bonjour et en passant saluai les clients.

« Et moi, je n’ai pas le droit à la bise ? me demanda une cliente.

- Vous voulez que je vous fasse la bise ?

- Oui ! 

- Je ne sais pas si j’ai le droit.

- Ah, le client est roi…

- Puisque le client est roi, je vais vous faire la bise alors, répliquais-je avec sourire. »

Le client est roi ! Je me demande qui a inventé cette phrase. C’est bien parce que vous êtes une cliente que j’apprécie énormément Madame. Lol. En revanche, en ce qui concerne d’autres propositions, je serai dans l’obligeance de vous dire non !!! ;-)

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par TEDDY, le Super caissier
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Dimanche 20 janvier 2008

 

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 Un vieux couple qui vient faire ses courses tous les week-ends, se trouvait à la caisse de ma collègue, juste derrière la mienne. Ma camarade scannait les produits des vieux époux. Puis, vient le grand moment, le paiement. Les clients ont le choix : par CB, en espèce ou par chèque. Seulement, qui dit paiement par chèque, dis présentation de la carte d’identité. Ce couple avait choisi de payer par chèque. Ma collègue leur demanda donc une carte d’identité.

« Une carte d’identité ?! Mais on vient tout le temps…

- Je sais bien, Monsieur. Cependant, nous avons eu de nouvelles consignes. Maintenant nous demandons systématiquement une pièce d’identité. C’est pour tout le monde pareil.

- Mais vous croyez quoi? Je ne suis pas un « bougnoule » ! »

Je peux vous dire qu’il a eu de la chance de ne pas être passé à ma caisse. Il y a des clients qui n’ont aucune éducation. De tels propos ne devraient même pas exister !

Ma collègue lui fit remarquer gentiment qu’elle ne voyait pas le rapport. Il y a des lois, elle est autorisée à demander une pièce d’identité pour tout paiement par chèque. Le couple céda avec colère !

Le week-end suivant, le couple grincheux passa à ma caisse. Je n’avais pas oublié, et de toute façon, je n’oublierai jamais leurs propos déplacés ! Moment de payer. L’homme me tendit un chèque.

« Vous avez une pièce d’identité ?

- Encore !!! Je ne suis pas un voleur !!!!

- Je n’ai jamais rien dit de tel. Nous avons eu des ordres de la direction. A chaque paiement par chèque, nous demandons systématiquement une pièce d’identité. »

Comme si ma collègue ne lui avait pas expliqué ! Il se foutait vraiment de moi. A ce genre de client il faut une chose : ne pas céder.

« Et si je n’ai pas ma pièce d’identité sur moi ? »

C’est la goutte d’eau qui débordait du vase. Là, il se foutait vraiment de moi. Voici ce que je lui répondis :

« Mais Monsieur, normalement vous devez toujours avoir votre pièce d’identité sur vous. Sinon, à quoi sert-elle ? »

Jusque-là je suis lucide !

« Oui, mais si je l’oublie ?

- Et bien, ce n'est pas grave. Il me faudra votre permis de conduire alors ! »

Sur ce coup, Brice de Nice aurait été fier de moi. Après le casse de Brice, c’est le grillage de Teddy !

Le client sortit sa carte d’identité de son portefeuille avant de la jeter sur ma caisse. Je notai tout ce que j’avais besoin derrière le chèque. Ils ne sont plus passés à ma caisse.

Je ne comprends pas pourquoi il y a des gens qui s’obstinent à refuser de donner leur pièce d’identité. Dans ce cas, qu’ils utilisent un autre moyen de paiement au lieu de faire perdre du temps à tout le monde. Je ne vois qu’une chose à ce refus : photo loupée sur pièce d’identité, MDR ! On n’y fera pas attention, promis !!!

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par TEDDY, le Super caissier
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Samedi 19 janvier 2008

 

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J’ai remarqué une chose chez les clients : ils sont de plus en plus pressés ! Ca donne de drôles d’aventures !

Deux clientes de différente classe sociale allait se trouver à ma caisse. L’une faisait partie de la classe moyenne, Madame M, et l’autre semblait faire partie de la classe bourgeoise, Madame B. Je passais les achats de Monsieur X. Madame M commença à disposer ses courses sur le tapis : « Zut, j’ai oublié quelque chose. Je peux aller le chercher ? J’en ai pour quelques secondes.
- Allez-y madame. Je finis avec Monsieur, et je commencerais à passer vos courses. »
Pendant ce temps là, une autre cliente arriva. Elle attendait le retour de Madame M. Puis, Madame B parvint à son tour. Cependant pour celle-ci, il était hors de question d’attendre !
« Je peux passer devant vous. Je n’ai pas grand chose.
- Allez-y. Mais il y a quelqu’un devant moi.
- Merci. »
Elle s’installa. Seulement, elle disposa ses courses devant celles de Madame M.
« Elle n’est pas gênée de laisser ses courses là et de repartir dans les rayons….
- Excusez-moi Madame, vous parlez de moi ? »
C’était Madame M qui avait tout entendu et prit la parole.
« Je suis navré de vous dire que j’ai demandé à Monsieur si je pouvais aller chercher une bricole que j’avais oubliée en rayon. Alors vos commentaires, vous pouvez vous les garder.
- Ne vous énervez pas, je n’ai rien dit de mal.
- Vous ne dites rien de mal, pourtant vous osez critiquer sans savoir la raison de mon départ vers les rayons. Mais j’ai oublié, j’ai affaire à une Dame. Veuillez m’excuser MADAME!
- Je ne vois pas le rapport.  Et puis ça ne sert à rien de discuter avec vous. Vous commencez à être grossière…. »
Je m’engageais à passer les courses de Madame M comme c’était prévu.
« Vous voulez que je sois grossière. Pour l’instant, je ne le suis pas, mais je pourrais très bien l’être. N’est ce pas Madame Pète-cul, qui se la raconte avec son manteau, son maquillage et son rouge à lèvres…
- Je ne vous permets pas de me parler comme ça…
- Et bien moi je me le permets ! Madame Pète-cul ! »
Je ne savais où donner de la tête. J’avais tous les clients du magasin qui regardaient en direction de ma caisse. Ma collègue de devant riait sans se faire voir. Lorsqu’elle s’était retournée, son visage était rouge comme une tomate. C’est ça la solidarité d’équipe ! Lol. Il ne fallait pas que j’explose de rire à mon tour. Remarquez, la moitié du magasin était en larmes ! Je me mordais donc les lèvres afin de ne  pas rigoler. Vous imaginez ! C’était terrible pour moi. Si jamais je riais, elles allaient se retourner contre moi et me tuer sur ma chaise. Lol. Mais que c’était drôle ! Je passai les courses de Madame M le plus vite possible.
« Je vous remercie. Au revoir Monsieur.
- Passez une bonne journée. Au revoir Madame »
Puis avant de partir, elle dit:
« Au revoir Madame Pète-cul. Bonne journée. A la prochaine…
- Je suis consternée par les propos de Madame. Je ne veux même pas prendre la peine de vous répondre. »
Madame M quitta le magasin. Je passai les course de Madame X, surnommée, vous avez compris, je ne vous présente plus : Madame Pète- cul.
Une fois partie, j’eus un fou rire avec la pauvre cliente qui avait dû subir l’engueulade des deux dames devant elle ! 

 

par TEDDY, le Super caissier
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Samedi 19 janvier 2008

13h-05 : je quitte ! Ma ravissante collègue que j’adore m’ordonne de fermer ma caisse. Cette consigne, il ne faut pas me le dire deux fois. Surtout que j’allais revenir à 15h00.
13h-04 : je souhaite un bon appétit à mon dernier client du midi. Pendant que ma collègue prenait tous les paniers des caisses afin de les ranger à l’accueil, je rangeais un peu ma caisse : jeter les papiers qui traînent au bout de la caisse et ceux tombés à côté de la poubelle, organiser les divers documents que j’ai eus dans la matinée…
Soudain, un client vint vers moi. Navré pour lui, j’avais fermé ma caisse. J’avais déjà mis ma barre « caisse fermée ».  Vous savez, c’est cette barre que beaucoup de clients font semblant de ne pas avoir vue. Si vous voyez ce que je veux dire ? ;-) Pourtant, ça n’empêcha pas notre client de poser ses courses sur mon tapis hors service.
« Je suis désolé, monsieur. Je suis fermé !
- Il y a personne en caisse alors? Râla t-il…
- Si, ma collègue. Elle finit de ranger les paniers et arrive de suite. »
Telle ma sorcière bien-aimée sur son balai, ma collègue caissière adorée se rendait à sa caisse.
« Par ici, Monsieur. Si vous voulez bien me suivre… »
Je ne savais pas si c’était grâce à son charme ou à son savoir-faire, toujours est-il que le client la suivit sans faire d’histoire…
Je pouvais enfin faire mon prélèvement et mettre ma caisse en pause jusque mon retour, pour de nouvelles aventures… Merci à toi ptite collègue…..



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par TEDDY, le Super caissier
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