Mardi 15 janvier 2008

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Depuis mes débuts de caissier, je remarque qu’il y a de plus en plus de vols en magasin. Pourtant, il n’y a que 3 ans d’écart. Toutefois, il faut dire que les prix augmentent de plus en plus, alors que les salaires ne changent pas. Certains cachent des produits dans leur sac. D’autres oublient de retirer certains produits de leur caddie. Et j’en passe et des meilleurs… Mais vous savez, nous les caissiers ne sommes pas dupe. Je peux vous assurer que certains font preuve de grande imagination. Ce que je vais vous conter est arrivé à l'une de mes collègues. A savoir si c’est vrai ? Elle n'est pas du genre à me mentir. D’ailleurs, elle n’est pas du genre à mentir du tout. Voici ce qu’il lui est arrivé. Un homme passa à sa caisse. Il semblait pâle et pas bien du tout. Ma collègue le regarda. Elle s’inquiéta. En effet, il avait du sang qui coulait sur son front. Quand elle lui fit remarquer, le client devenait encore plus blanc que Michael Jackson. Si, si je vous assure ! Apparemment ça existe. Quand elle lui expliqua qu’il avait du sang qui coulait sur son front, le type se mit à courir vers la sortie. En route, sa casquette tomba. Vous ne devinerez jamais ce que ce client avait fait ? Et bien il avait dissimulé un steak sous sa casquette. Il y a des gens qui sont vraiment prêts à tout ! Je tiens à dire à ce client qu’il peut récupérer sa casquette qui se trouve dans les objets trouvés. Cependant, d’autres exemples sont à venir dans les prochaines chroniques…

Par TEDDY
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Mardi 15 janvier 2008

Tous les caissiers de France seront d’accord avec moi pour dire que la disparition des sacs plastique en caisse a été une tragédie pour les clients. Pendant l’extinction de l’espèce sac plastique, il valait mieux ne pas être caissier. Comme si cette tragique disparition était à cause de nous. Voilà ce que ça donnait durant l’exil du sac plastique.

Un samedi après midi, immense foule en caisse, une cliente posa ses courses sur le long tapis noir. Puis, elle se rendit en fin de caisse et me demanda :

« Vous avez des sacs plastique s’il vous plait ?

- Désolé, Madame. Des directives départementales ont été prises. Nous ne distribuons plus de sacs plastique… »

J’ai oublié de vous préciser. Cela faisait deux mois que l’ensemble des enseignes de distribution avaient préparé les clients à cet événement.

- Vous rigolez. Comment je fais moi ? me demanda t-elle d’un air contrarié et surtout très en colère

- Si vous voulez, nous avons à votre disposition des sacs cabas à 69 centimes, ou des grands sacs à 10 cents…

- Non, mais vous vous fichez de moi! M’interrompit-elle. Vous me donnez des sacs plastique de suite… »

J’avais en face de moi un tyran. Elle voulait absolument des sacs plastique, alors que la direction m’avait interdit d’en donner. Je voyais la foule de derrière qui commençait à s’impatienter. Je ne savais pas s’ils étaient énervés contre moi ou contre la cliente. Je m’imaginais me faire lyncher derrière ma caisse, tuer par les boîtes de conserve que les clients allaient me jeter. Toutefois, je ne pouvais donner de plastique non plus. Pourquoi ?

1 - Déjà parce que ma patronne et ma chef caisse me l’ont interdit ;

2 - Mon travail, j’y tiens ;

3 - Si j’en donne à l’un, je devrai forcément en donner à l’autre, ceci menant à une chaîne sans fin ;

4 - Je risque d’apparaître dans la presse, avec comme gros titre : « Un caissier distribue encore des plastiques ! Scandale !!! ».

« Je suis désolé Madame. Je ne peux vous donner de sacs plastique! sac-plastique-jpg.jpg

- Vous êtes sur de cela ?

- J’en suis certain.

- Vous êtes vraiment sûr ?

- Écoutez Madame. Puisque je vous dis que je n’ai pas le droit de vous donner de sacs plastique ! Je ne peux pas vous en donner. Je suis désolé. » Parfois, il faut être ferme et irrévocable!

« Très bien ! » Elle prit son caddie et s’en alla de ma caisse, laissant toutes ses courses sur mon tapis.

« Passez une bonne journée. Au revoir Madame! » Lui dis-je pour rester poli jusqu’au bout. Par la suite, je remplis des paniers des multiples articles qu’elle avait laissés à ma caisse. Les clients n’avaient pas compris sa réaction, et m’ont même félicité de ma réaction. Ils n’étaient pas en colère contre moi finalement. Je n’allais pas être lynché par des boîtes de conserve derrière ma caisse.

Autre anecdote : lorsque je suis monté en pause avec une de mes collègues, voici ce qu’elle me raconta :

« J’en ai marre de me faire harceler pour des sacs plastique. Les clients ne sont pas aimables du tout. Figure-toi qu'hier, un type avait acheté un pain coupé, un paquet de pâtes et une bouteille de coca. Il m’a demandé un sac plastique et je lui ai répondu que le magasin n’en distribuait plus. Il m’a insulté de pét**se en m’ordonnant de donner un plastique et en me demandant comment il allait faire pour porter ses courses. Vexée par ces propos, je lui répondis qu’il avait deux bras et que pour trois bricoles, il pouvait s’en sortir sans sac plastique! »

Ma collègue n’avait pas été la seule victime du phénomène "recherche plastique désespérément". Je suis certain que beaucoup de caissiers ont vécu ce calvaire de l'abandon du sac plastique holocauste. Je me croyais vraiment dans un mauvais film d’horreur. En tout cas, je suis content d’une chose. D’en avoir survécu!

Par TEDDY
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Lundi 14 janvier 2008

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L’une des choses les plus merveilleuses, lorsqu’on est caissier, c’est de voir combien de fois durant la journée, le caissier se prend des râteaux ! Oui, vous avez bien lu. Le caissier se prend des râteaux ! Remarque, il vaut mieux cela que de se prendre une pelle. Mdr ! Plus sérieusement. Nous, caissiers, caissières, chefs de caisse… devont impérativement saluer le client. Je n’ai pas attendu que le Dieu des clients m’apprenne ceci, car mes parents m’ont donné une bonne éducation. Cependant, je constate que ce n’est pas le cas de tout le monde. A croire qu’une minorité de personnes ont échappé au monde de l’éducation. Ce que mes parents m’ont appris : « lorsqu’on te dit bonjour, tu te dois de sourire et de répondre bonjour. » Jusque là, rien de très compliqué. Et pourtant :

Mardi matin, ouverture du magasin. Les premiers clients arrivent à ma caisse. Je salue le monsieur avec sa baguette qui me salua à son tour. Annonce du prix: « 0,50 centimes d’€ s’il vous plait… Merci… Bonne journée à vous, au revoir! » il me souhaite une bonne journée à son tour et s’en va. Jusque là, j’entame une bonne journée.

Puis vient cette cliente qui vient tous les matins. Dans son panier : le journal, la baguette, et quelques autres bricoles pour sa journée. 
« Bonjour madame. » Pas de réponse. Elle ne m’a peut-être pas entendu. « Bonjour Madame! » insistais-je. Toujours pas de réponse. J’avais en face de moi un spécimen que tout caissier connaît très bien. Le spécimen, « TU TE DIS BONJOUR A TOI TOUT SEUL ». Décortiquons cet étrange individu qui existe dans ce monde qu’est le commerce. Tout simplement, pour lui, le caissier est un objet qui passe des articles. Il pense avoir en face de lui Caisseminator. Celui qui passe les articles plus vite que son ombre. C’est pas grave, je recommencerai demain !

Le lendemain, même chose. Étant seule à l’ouverture du magasin dans la file de caisse, elle sera forcement forcée de passer à la mienne. Je la vois rappliquer toujours avec les mêmes articles du matin : son pain, son journal, et des articles divers. Je la saluai. Une fois de plus, nouveau râteau… C’est peut-être ça être caissier ! Moi je n’y crois pas.

Autre anecdote : C’était un midi. Un client vient et installe ses articles sur le tapis. « Bonjour monsieur! » lui dis-je! Il ne me répondit pas. Je refis une tentative. Cela n’aboutit à rien!! Je commençai donc à scanner ses affaires. Soudain il me dit « Où avez vous appris la politesse ? La moindre des choses est de saluer le client. » Ne comprenant pas ce qu’il se passait dans sa tête, je lui dis: « Mais monsieur, je vous ai salué deux fois. Deux fois, vous ne m’avez pas répondu !

- Ah bon ! Je suis sincèrement désolé ! répliqua t-il. Je ne vous avais pas entendu…

- Rassurez-vous, ce n’est pas grave. L’important, c’est de s’être salué maintenant. »

Je peux vous assurer qu’il se fit tout petit jusqu’à son paiement. Il quitta le magasin avant de me saluer et de me souhaiter une bonne journée.

Des histoires comme ça, j’en ai plein ! Je peux vous dire que nous, caissiers, nous avons un sentiment de tristesse face à ce genre de client. On a vraiment l’impression d’être un objet, et je m avance à dire que l’on a l’impression d’exercer un sous métier ! Mais voilà, je suis caissier, et je m’affirme. En effet, bien que cette cliente passe à ma caisse et m’ignore tous les matins, une autre cliente viendra dans la journée en me saluant par mon prénom avec sincérité et sourire. C’est des clients comme ça qui font de notre journée un rayon de soleil. Merci à vous, clients, qui nous saluez lorsqu’on vous salue.

Par TEDDY
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Lundi 14 janvier 2008
Cela fait trois ans déjà que je fais de la caisse. La caisse ! Un monde à part et unique, où il se passe de tout et surtout du n’ importe quoi ! Quand je pense à mon 1er jour… Je peux vous dire qu’il s’en est passé des choses. Si j’ai décidé de commencer ce blog, c’est grâce à une personne en particulier. Celle qui a lancé la vérité sur le monde de la caisse et de la distribution. Je veux bien sûr parler de la célèbre caissière Anna.

Mais parce qu’il n’y a pas seulement que des caissières, il y a désormais des caissiers! Et oui, vous avez bien lu. Depuis le passage du nouveau millénaire, une nouvelle mode a été lancée dans le commerce. Tout simplement, mettre des hommes en caisse. Bien sûr, je conçois que certains vont rire ! Un homme en caisse ! Ah ah ah, c’est vraiment très drôle!!! Combien de fois à mes débuts ai-je entendu : « Tiens étrange! Un homme en caisse ?! Et bien c’est pas plus mal !!! » J’avais vraiment l’impression d’être dans un épisode de X-files, comme si le fait d’être en caisse faisait de moi un extraterrestre ! Mais passons ce petit détail…

Premier jour, premier instant, première découverte :

 Découverte 1: Les boutons ! Je parle bien sûr des boutons de caisse, et non de boutons d’acné. Lol. J’apprenais la caisse en compagnie d’une de mes collègues. Avec un petit carnet, je notais ce qu’elle me disait. (Pour vous dire la vérité, je notais dans ma tête ce qu’elle me conseillait). Je me tenais devant cette caisse en me disant : « Mon Dieu, il y en a des boutons ! ». D’ailleurs, je n’ai toujours pas compris pourquoi il y avait autant de boutons. La plupart, on ne les utilise jamais. C’est peut être pour faire joli, ou tout simplement en cas de gros pépin. Je vote quand même pour la seconde proposition ! C’est ainsi que je fis mes premiers pas de baby caissier. Je dis ça car aujourd’hui je suis un super caissier ! Et oui, on va se la raconter un petit peu. Il y a de quoi, après un peu plus de trois ans d’expérience… 

Découverte 2 : C’est par ce premier jour que j’ai appris qu’un caissier se doit d’être poli et qu’il dispose ainsi, de mots cultes, assurant un bon contact caissier-client . La plupart de ses mots sont : « Bonjour… », « Vous avez la carte de fidélité ? », « Cela fera … € s’il vous plait… » « Merci… une bonne journée, au revoir ». 

Découverte 3: Le caissier doit être au courant de tout ce qu’il se passe en magasin. Promos, actualités, publicité, connaître les différents rayons, les différents produits… En bref, le caissier se doit d’être le paparazzi du magasin. Si, si, je vous assure !!!

Il est évident que j’ai oublié pas mal de choses. Je pense que pour être un bon caissier, les points les plus importants sont là : politesse, amabilité, disponibilité, sourire…

 

Découverte 4: Le caissier doit avoir des nerfs d’acier. Je sais bien que certains pensent que le métier de caissier n’est pas fatiguant.

Ce que l’on voit : une personne derrière un bureau magique, assise sur une chaise, passant des articles comme si c’était un jeu à longueur de journée…

Ce que l’on ne voit pas: les difficultés de l’effet robot du métier. Certain disent :  caissier = robot. Le seul robot que je connaisse qui ait du sang c’est Terminator. Mais en aucun cas, le caissier est une machine. L’hôte de caisse est avant tout une personne !!!

Par TEDDY
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